TIGblogs TIG | TIGblogs GROUP TIGBLOGS LOGIN SIGNUP
Jason Doiron's Blog
Jason Doiron's Blog
« previous 5


Fare le point sur "Ce qu'il faut pour vivre" de Benoît Pilon

« Ce qu'il faut pour vivre » est un film est une réalisation de Benoît Pilon. Ceux qui auront vu Attarnajuat ou « L'homme rapide » reconnaîtront Natar Ungalaaq, un Inuit du Nunavut. Dans ce film, Natar joue le rôle de Tivii, un inuit de la Terre de Baffin vivant au milieu du 20e siècle. Atteint de tuberculose, il doit prendre le bateau afin de se faire soigner dans un sanatorium dans la ville de Québec. Ne parlant que l'inuktitut, il fait face à une solitude extrême, face à un monde étranger. Même l'arbre dans la cour lui est étranger.

On lui coupera les cheveux, on lui enlèvera ton parka en peau de caribou et on le gardera au lit pendant longtemps. Pendant ce temps, il rencontre un jeune Inuk, lui aussi tuberculeux. En lui transmettant plusieurs connaissances traditionnelles, Tivii sent une fierté qu'il avait oubliée, celle d'être inuit.

Je viens de voir cette fin de semaine dernière ce film à Montréal, lors de mon escapade de fin de semaine. Ça me rappelle de bons souvenirs. J'y ai même aperçu un ami : Guillaume Saladin. Il joue un modeste rôle d'un interprète sur le bateau qui transporta Tivii.

Enfin, si vous avez la chance de le voir, c'est recommandé. C'est le sort qu'ont vécu plusieurs Inuits depuis l'éclosion de la tuberculose dans le Grand-Nord. Aujourd'hui, la situation n'est pas si pire, mais il reste que le Nunavut a le plus haut taux d'infection au Canada. Un pensez-y-bien, je crois.

J

September 23, 2008 | 12:09 PM Comments  0 comments

Tags:


Faire le point sur la langue inuit

À peine le lendemain du 15 août, je me mis à réfléchir sur la situation des langues au Nunavut. Le Nunavut est un territoire peuplé majoritairement par les Inuits. Ils parlent habituellement l'inuktitut et l'anglais.

Ce qu'il faut savoir, c'est que comme ailleurs au Canada, nos jeunes sont parfois victimes d'assimilation linguistique. La situation n'est pas différente ici. Sinon, elle est pire qu'ailleurs.

Dans l'espace de moins d'un siècle, les Inuits du Nunavut se sont sédentarisés, faisant face aux blancs qui voulaient bien leur inculquer leurs valeurs et moeurs. Des baleiniers aux missionnaires religieux, les blancs ont laissé leur marque en cette terre arctique. Cette contribution à l'évolution, tant bien que mal, des Inuits aura des changements majeurs dans l'identité culturelle du peuple inuit.

Imaginez un peuple qui, il y a 60 ans, vivait des ressources naturelles de la terre. La chasse, la pêche, les Inuits dépendaient de Mère Nature pour assurer leur survie.

Aujourd'hui, quoique la chasse soit encore pratiquée, l'occidentalisation des Inuits a créé tout un choc. L'évolution rapide à des conséquences néfastes sur leurs traditions, moeurs, et leur langue. Aujourd'hui, dans la cour d'école, on n'entend pas les jeunes inuits parler l'inuktitut entre eux, mais l'anglais. Il s'agit là d'un signe précurseur de la disparition de leur langue mère.

Tant mieux que le gouvernement fait des efforts pour protéger son héritage et sa langue. Au cours de la dernière année, le gouvernement du Nunavut a légiféré dans le domaine linguistique. Il a instauré une politique de protection de la langue inuit. Les résultats sont encore à voir, et ceux-ci ne se dévoileront pas avant plusieurs années, mais déjà certains ont espoir que ces efforts porteront bientôt leurs fruits, avant qu'il ne soit trop tard.

Pour la cause de la diversité linguistique, je le souhaite. Je nous le souhaite.

August 16, 2008 | 4:08 AM Comments  0 comments



Faire le point sur l'ours polaire.

L'emblématique ours polaire fait les manchettes de bien des médias ces temps-ci, et plusieurs se sentent interpellés dans l'affaire. Faisons le point sur les choses, de mon point de vue (bien sûr).

Un récent article du magazine Macleans's fait une mise à jour sur l'affaire, du point de vue d'un chasseur de Tuktoyaktuk au Territoires du Nord-ouest. Chucky Gruben, connait son territoire. Il vit en arctique depuis sa naissance. Il attends avec impatience la décision du gouvernement des États-Unis en ce qui concerne l'ajout de l'ours polaire sur la liste des espèces en danger.

Ce qu'il faut savoir, c'est que Gruben dépend de cette décision pour gagner son pain. Deux chasseurs américains par année en moyenne lui rendent visite afin de chasser un ours. C'est deux chasseurs payeront environ 30 000$ à Gruben pour ses services de pourvoyeurs.

Au Canada, 200 chasseurs sportifs ont la permission de tuer un ours polaire. Cette industrie donnent à des inuits la chancent de gagner leur pain et faire vivre leurs familles.

La question qui se pose et revient sans réponse est celle de l'état réel de cet animal si majestueux. Est-ce qu'il est en danger?

Bonne question. Peu de gens s'entendent sur la réponse. Certaines populations sont en déclin, d'autres ne le sont pas. Qui à raison?

Gruben ajoute son trente-sous: "Des biologistes étudient depuis 30 ans l'ours polaire, mais combien d'entres eux vivent vraiment sur le terrain comme moi?"

Les arguments sont pourtant très clairs: si la glace fond, les ours ne pourront chasser le phoque. C'est logique, je suis d'accord.

Mais à quel point nous devons être alarmiste à ce sujet? Pouvons-nous nous fier à des prédictions?

Sans répondre à la question, il est évident que tous les palliers décisionnels sont mêlés à l'affaire. Les politiciens américains ont parti pris dans l'affaire. Peu importe la science ou la tradition qui s'applique au débat, avouez que c'est les décideurs politiques qui ont le dernier mot.

Je vous invite à lire l'article du Maclean's du 4 février, intitulé "The war over the Polar Bear"



J.

February 16, 2008 | 2:02 AM Comments  0 comments



Faire le point sur le Nord

Habiter dans le nord et plus facile que vous ne le croyez. J'ai toujours dit, soit à mes amis ou publiquement, que le Grand Nord est un des seuls coins de pays où on se sent dépaysé dans notre propre pays.

Imaginez un froid intense, celui comme aujourd'hui, où le mercure tient aux alentours de la marque de -30 degrés celcius. Il y a une brume glaciaire dans la baie de Frobisher, à côté de laquelle j'habite une belle petite maison bleue, au bord de la mer gelée et ridée.

Vivre ici à Iqaluit, la capitale du Nunavut, est un pet dans l'eau. Dans un sens, c'est un défi relatif pour quelqu'un qui à toujours resté emmitouflé dans sa routine du sud. C'est facile pour quelqu'un qui est capable de s'intégrer facilement dans sa communauté et qui sait bien d'habiller pour affronter la météo parfois rude.

Mais le but ultime n'est pas là. Je déclare publiquement ici que j'ai une haine pour ceux qui montent ici uniquement pour se faire "une passe de cash". Ils sont une minorité, mais une minorité qui est présente tout de même et qui contribue difficilement à l'économie locale. On fait son cash dans le Nord, on le dépense dans le sud. Restez local Saint-Ciboire!

C'est un de mes "pet peeves" ici au Nunavut. Ce qui m'a personnellement apporté ici c'est le défi personnel de se dépasser soi-même. Mais surtout le défi d'apporter un élément à une région qui en a grandement besoin.

On ne vient pas ici pour faire du cash, parce que si c'était notre but, on s'en irait à Fort McMurray. On vient ici parce qu'on veut s'épanouir. Un point c'est tout.

Ceci étant dit, je vis davantage de choses positives ici. Le Nunavut est une grande école pour moi. J'ai vécu tellement de belles choses et j'ai bien l'intention d'en vivre d'autres.

L'aventure vous intéresse? V'nez nous ouère!

J.

February 16, 2008 | 2:02 AM Comments  0 comments



Faire le point

Pourquoi avoir créé cet espace? Principalement dans le but de me convaincre que je suis créatif et original. Peut-être c'est le cas, mais j'ai aucune prétention en ce sens, je vous assure.

Alors, sérieusement, j'ai pensé créer un espace qui servira de moyen d'information entre vous et moi. Chu tellement lame.. ha!


J.

February 15, 2008 | 8:02 AM Comments  0 comments

Tags:


« previous 5


Jason Doiron's Profile

Jason Doiron's Friends


Latest Posts
Fare le point sur "Ce...
Faire le point sur la...
Faire le point sur le...
Faire le point sur...
Faire le point

Monthly Archive
August 2007
February 2008
August 2008
September 2008

Change Language


Tags Archive
afn arctique baffin cfrt divérsité doiron francophone francophonie inuit inuits inuktitut iqaluit jason langue linguistique northern nunavut ours polaire résillience survie tourisme tuktoyaktuk

Friends
Amine SAIDANE
Andrew Manderson
dixiechick24
Edith Beaudry
Eric Mathieu Doucet
Miali Coley


1158 views
Important Disclaimer