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Jason Doiron's Blog
La roue magique de l'événementiel
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Travailler en événementiel veut dire travailler à rassembler des gens d'une façon innovatrice. J'ai souvent participé à des conférences, des spectacles, des colloques, des réunions, des festivals... dans le fond, toute sortes d'événements différents.
Ce que je constate, et surtout pour les événements de plus qu'une journée, c'est qu'ils sont rarement équilibrés. Laissez-moi m'expliquer.
Cet été, j'ai appris la roue de la médecine. Et ça m'a fait un peu penser à la façon dont on organise un événement, surtout dans mon travail auprès de la jeunesse. Lorsqu'on organise un événement, on veut arriver à un équilibre entre les énergies, afin que tous les participants y trouvent leur compte et afin que tous les besoins d'un participant soient comblés le mieux possible.
Une amie m'expliquait cet été qu'on peut utiliser la roue de la médecine pour organiser un événement, même notre journée de 24 heures de façon équilibrée. Les quatres quartiers du cercle sont les suivants: le cérébral, le physique, le social, et l'émotionnel (ou spirituel)
C'est alors que j'ai compris pourquoi plusieurs événements ne réussissent pas à plaire à tous leurs participants. Je m'aperçois, surtout dans mon travail, qu'une colloque jeunesse incluant un temps pour socialiser, un temps pour penser, un temps pour jouer, et un temps pour réfléchir est un colloque qui permet une meilleure assimilation des connaissances apprises lors de l'événement.
Je m'aperçois aussi que les événements auxquels j'ai participé et qui ont été épuisants pour moi ont manqué d'équilibre selon la roue magique que je vous présente aujourd'hui.
Je réalise aussi que ma vie doit être menée de la même façon: en respectant la roue ci-dessus. Si je ne planifies pas un temps pour réfléchir, jouer, bouger, penser et socialiser, il me manque quelque chose. Ma journée n'est pas complète à ce moment.
Réfléxions?
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L'innovation
available in: (original) | | | | | | | | |
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Ah.. l'innovation. Quelque chose si précieux et si peu exploité. Récemment, mon amie Ariane me faisait lire un blogue de Derek Sivers (www.sivers.org) dont un billet parlait justement de comment une idée peut paraître tout à fait normale pour nous mais qui peut réellement révolutionner le monde.
Ca me fait réfléchir sur l'industrie de l'invention. Pourquoi dit-on souvent: "Si on y a pensé, c'est sûrement que ça existe déjà..."
J'ai entendu cette phrase dite tellement souvent. Pourtant, ça ne pourrait être plus loin de la réalité. Qu'arriverait-il si notre idée, si banale pouvions nous la percevoir, pouvait être le point de révolution pour le voisin?
Comme pour l'inventeur qui risque de se faire virer de bord comme plusieurs d'entre eux qui s'aventure dans des émissions de télé-réalité telles que Dragon's Den et qui oublie qu'une révolution ne commence pas avec une masse, mais avec quelques personnes investis et convaincus d'une idée ou d'un projet.
C'est la même chose pour l'innovation. Nous vivons dans un monde de multitude. Nous avons l'impression que tout à été inventé, tous les services possibles sont offerts, toutes les adresses web sont prises, tous les numéros de téléphones inscrits. Nous sommes constamment sous l'impression qu'il n'y a rien à créer, qu'il s'agit tout simplement d'un monde où nous ne pouvons faire autre que remixer, revisiter, refaire, repenser.
Repenser à notre création. Comment créons nous? C'est un psycholoque américain du nom de Jacob Getzels qui a publié un processus de création. Il colle à ma façon. Peut-être à la vôtre également?
Il explique comment il existe 5 étapes à la création:
1. Le premier contact: C'est le plus important. C'est le moment où nous découvrons que quelque chose nous intéresse. Nous défrichons l'existence d'un concept, d'une industrie, d'un sujet. C'est là que l'étincelle se fait. L'inventeur d'un nouveau mode de transport doit tout d'abord avoir un premier contact avec l'industrie du transport.
2. La saturation: Ce même inventeur doit ensuite connaître tout ce qu'il peut apprendre sur l'industrie du transport. Et c'est ici, je pense, que la majorité des gens échouent. La phrase: "Savoir d'où on vient pour savoir où on va." prend tout son sens ici.
3. L'incubation: C'est un processus interne qui permet l'éclosion d'une première idée, un premier concept. C'est ici que l'inventeur ou le créateur commence ça réflexion sur ce qu'il veut créer, ce qu'il veut apporter de nouveau. À cette étape, le créateur commence à comprendre ce qu'il veut contribuer à l'avancement de la cause, du projet, de la société.
4. L'illumination: Eureka! C'est le grand moment pour le créateur. Il vient d'avoir son idée révolutionnaire. Il comprend également qu'il n'aurait pas pu y arriver sans passer par les premières 3 étapes. C'est ici qu'il élabore son idée, réfléchis et crée son projet de A à Z.
5. La validation: C'est ici que le créateur arrive devant les dragons. Un créateur, s'il veut une certaine validation sociale et connaître du succès, il doit tout d'abord recruter des adeptes. C'est ici qu'il fait le marketing de son produit ou projet.
Alors voilà. Créer, c'est beaucoup plus que remixer une toune ou inventer une bicyclette über-moderne. C'est de passer par un processus qui assure au créateur de suivre une suite logique dans son raisonnement et dans sa création. Évidemment, on connait de ceux qui décident de faire autrement.
Selon vous, ces 5 étapes sont-elles contraignantes? Où permettent-elles une ouverture sur la création et une émancipation du créateur?
Notes bibliographiques:
Getzels, J.W. (1980). The Psychology of Creativity. Carnegie
Symposium on Creativity, Inaugural Meeting of the Library
of Congress Council of Scholars, Nov. 19-20.
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Fare le point sur "Ce qu'il faut pour vivre" de Benoît Pilon
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« Ce qu'il faut pour vivre » est un film est une réalisation de Benoît Pilon. Ceux qui auront vu Attarnajuat ou « L'homme rapide » reconnaîtront Natar Ungalaaq, un Inuit du Nunavut. Dans ce film, Natar joue le rôle de Tivii, un inuit de la Terre de Baffin vivant au milieu du 20e siècle. Atteint de tuberculose, il doit prendre le bateau afin de se faire soigner dans un sanatorium dans la ville de Québec. Ne parlant que l'inuktitut, il fait face à une solitude extrême, face à un monde étranger. Même l'arbre dans la cour lui est étranger.
On lui coupera les cheveux, on lui enlèvera ton parka en peau de caribou et on le gardera au lit pendant longtemps. Pendant ce temps, il rencontre un jeune Inuk, lui aussi tuberculeux. En lui transmettant plusieurs connaissances traditionnelles, Tivii sent une fierté qu'il avait oubliée, celle d'être inuit.
Je viens de voir cette fin de semaine dernière ce film à Montréal, lors de mon escapade de fin de semaine. Ça me rappelle de bons souvenirs. J'y ai même aperçu un ami : Guillaume Saladin. Il joue un modeste rôle d'un interprète sur le bateau qui transporta Tivii.
Enfin, si vous avez la chance de le voir, c'est recommandé. C'est le sort qu'ont vécu plusieurs Inuits depuis l'éclosion de la tuberculose dans le Grand-Nord. Aujourd'hui, la situation n'est pas si pire, mais il reste que le Nunavut a le plus haut taux d'infection au Canada. Un pensez-y-bien, je crois.
J
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| September 23, 2008 | 12:09 PM |
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Faire le point sur la langue inuit
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À peine le lendemain du 15 août, je me mis à réfléchir sur la situation des langues au Nunavut. Le Nunavut est un territoire peuplé majoritairement par les Inuits. Ils parlent habituellement l'inuktitut et l'anglais.
Ce qu'il faut savoir, c'est que comme ailleurs au Canada, nos jeunes sont parfois victimes d'assimilation linguistique. La situation n'est pas différente ici. Sinon, elle est pire qu'ailleurs.
Dans l'espace de moins d'un siècle, les Inuits du Nunavut se sont sédentarisés, faisant face aux blancs qui voulaient bien leur inculquer leurs valeurs et moeurs. Des baleiniers aux missionnaires religieux, les blancs ont laissé leur marque en cette terre arctique. Cette contribution à l'évolution, tant bien que mal, des Inuits aura des changements majeurs dans l'identité culturelle du peuple inuit.
Imaginez un peuple qui, il y a 60 ans, vivait des ressources naturelles de la terre. La chasse, la pêche, les Inuits dépendaient de Mère Nature pour assurer leur survie.
Aujourd'hui, quoique la chasse soit encore pratiquée, l'occidentalisation des Inuits a créé tout un choc. L'évolution rapide à des conséquences néfastes sur leurs traditions, moeurs, et leur langue. Aujourd'hui, dans la cour d'école, on n'entend pas les jeunes inuits parler l'inuktitut entre eux, mais l'anglais. Il s'agit là d'un signe précurseur de la disparition de leur langue mère.
Tant mieux que le gouvernement fait des efforts pour protéger son héritage et sa langue. Au cours de la dernière année, le gouvernement du Nunavut a légiféré dans le domaine linguistique. Il a instauré une politique de protection de la langue inuit. Les résultats sont encore à voir, et ceux-ci ne se dévoileront pas avant plusieurs années, mais déjà certains ont espoir que ces efforts porteront bientôt leurs fruits, avant qu'il ne soit trop tard.
Pour la cause de la diversité linguistique, je le souhaite. Je nous le souhaite.
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| August 16, 2008 | 4:08 AM |
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Faire le point sur l'ours polaire.
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L'emblématique ours polaire fait les manchettes de bien des médias ces temps-ci, et plusieurs se sentent interpellés dans l'affaire. Faisons le point sur les choses, de mon point de vue (bien sûr).
Un récent article du magazine Macleans's fait une mise à jour sur l'affaire, du point de vue d'un chasseur de Tuktoyaktuk au Territoires du Nord-ouest. Chucky Gruben, connait son territoire. Il vit en arctique depuis sa naissance. Il attends avec impatience la décision du gouvernement des États-Unis en ce qui concerne l'ajout de l'ours polaire sur la liste des espèces en danger.
Ce qu'il faut savoir, c'est que Gruben dépend de cette décision pour gagner son pain. Deux chasseurs américains par année en moyenne lui rendent visite afin de chasser un ours. C'est deux chasseurs payeront environ 30 000$ à Gruben pour ses services de pourvoyeurs.
Au Canada, 200 chasseurs sportifs ont la permission de tuer un ours polaire. Cette industrie donnent à des inuits la chancent de gagner leur pain et faire vivre leurs familles.
La question qui se pose et revient sans réponse est celle de l'état réel de cet animal si majestueux. Est-ce qu'il est en danger?
Bonne question. Peu de gens s'entendent sur la réponse. Certaines populations sont en déclin, d'autres ne le sont pas. Qui à raison?
Gruben ajoute son trente-sous: "Des biologistes étudient depuis 30 ans l'ours polaire, mais combien d'entres eux vivent vraiment sur le terrain comme moi?"
Les arguments sont pourtant très clairs: si la glace fond, les ours ne pourront chasser le phoque. C'est logique, je suis d'accord.
Mais à quel point nous devons être alarmiste à ce sujet? Pouvons-nous nous fier à des prédictions?
Sans répondre à la question, il est évident que tous les palliers décisionnels sont mêlés à l'affaire. Les politiciens américains ont parti pris dans l'affaire. Peu importe la science ou la tradition qui s'applique au débat, avouez que c'est les décideurs politiques qui ont le dernier mot.
Je vous invite à lire l'article du Maclean's du 4 février, intitulé "The war over the Polar Bear"
J.
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| February 16, 2008 | 2:02 AM |
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