L'emblématique ours polaire fait les manchettes de bien des médias ces temps-ci, et plusieurs se sentent interpellés dans l'affaire. Faisons le point sur les choses, de mon point de vue (bien sûr).
Un récent article du magazine Macleans's fait une mise à jour sur l'affaire, du point de vue d'un chasseur de Tuktoyaktuk au Territoires du Nord-ouest. Chucky Gruben, connait son territoire. Il vit en arctique depuis sa naissance. Il attends avec impatience la décision du gouvernement des États-Unis en ce qui concerne l'ajout de l'ours polaire sur la liste des espèces en danger.
Ce qu'il faut savoir, c'est que Gruben dépend de cette décision pour gagner son pain. Deux chasseurs américains par année en moyenne lui rendent visite afin de chasser un ours. C'est deux chasseurs payeront environ 30 000$ à Gruben pour ses services de pourvoyeurs.
Au Canada, 200 chasseurs sportifs ont la permission de tuer un ours polaire. Cette industrie donnent à des inuits la chancent de gagner leur pain et faire vivre leurs familles.
La question qui se pose et revient sans réponse est celle de l'état réel de cet animal si majestueux. Est-ce qu'il est en danger?
Bonne question. Peu de gens s'entendent sur la réponse. Certaines populations sont en déclin, d'autres ne le sont pas. Qui à raison?
Gruben ajoute son trente-sous: "Des biologistes étudient depuis 30 ans l'ours polaire, mais combien d'entres eux vivent vraiment sur le terrain comme moi?"
Les arguments sont pourtant très clairs: si la glace fond, les ours ne pourront chasser le phoque. C'est logique, je suis d'accord.
Mais à quel point nous devons être alarmiste à ce sujet? Pouvons-nous nous fier à des prédictions?
Sans répondre à la question, il est évident que tous les palliers décisionnels sont mêlés à l'affaire. Les politiciens américains ont parti pris dans l'affaire. Peu importe la science ou la tradition qui s'applique au débat, avouez que c'est les décideurs politiques qui ont le dernier mot.
Je vous invite à lire l'article du Maclean's du 4 février, intitulé "The war over the Polar Bear"
J.